Et si je ne travaille pas dans la vente?

Vous croyez ne pas être dans la vente? Détrompez-vous. À partir du moment où vous pouvez sourire, vous êtes vendeur. Tout jeune, on apprend vite comment obtenir ce qu’on veut et éviter (ou tenter d’éviter) ce qu’on ne veut pas.

Pensez aux enfants qui peuvent vous décrire avec tout leur petit coeur les avantages de tel ou tel jouet à l’approche de leur anniversaire ou de Noël. Et, devenus adolescents, à quel point ils sont aimables et conciliants quand vient le temps de demander les clés de l’auto.

Comme parents, on vend également. Je me rappelle toutes sortes de mises en scène pour « vendre » à ma fille les légumes dans son assiette. « Mmm, chanceuse que tu es… des bons légumes! Tu sais combien d’enfants dans le monde marcheraient cinq kilomètres pour manger ce que tu as dans ton assiette? »

Pour appuyer mes dires, et me servir de rappel de l’abondance que nous avions dans nos vies, je me souviens d’avoir conservé une photocopie de la une d’un journal. On y voyait un père et son enfant assis parmi des centaines d’autres personnes qui crevaient littéralement de faim en Éthiopie. Ils n’avaient que la peau et les os et semblaient si faibles. Le titre de la page était: « Deux millions crèvent de faim ».

Je « vendais » à ma fille qu’elle avait une chance unique. Tout comme un représentant de « nettoyage de conduits d’air » vous vendra son service de nettoyage en vous montrant une photo à quoi ressemble un conduit d’air non entretenu. Une autre belle façon de vendre à ses enfants, et de manière générale, est de leur donner un choix.

– « Tu ne veux pas manger tes légumes? OK, mais tu n’auras pas de dessert.
– OK, pas de dessert.

Comme elle semblait plus ou moins affectée, j’ajoutais:
– Pour la semaine…
– Pour la SEMAINE? Mais, papa…
– C’est ton choix, mon amour. Dans toute négociation, on donne et on prend.

Là où ça devient plus compliqué pour la plupart des parents dans un tel cas, c’est d’appliquer les conséquences suite à ce qu’ils ont décidé. Je vous afirme avoir vu des « centaines de fois » des parents dire quelque chose et ensuite ne pas l’appliquer jusqu’au bout: « Pauvre petite, elle a sûrement eu sa leçon. » Alors que le message qu’ils envoient est plutôt: « Ce que je dis ne vaut pas grand-chose, finalement. »

Si vous voulez en lire davantage sur l’éducation des enfants, je vous invite à vous procurer mon livre, dans la même série, intitulé Tout pour réussir en famille monoparentale. Ne vous laissez pas tromper par le titre. Les conseils retrouvés à l’intérieur s’adressent autant aux familles monoparentales qu’aux familles reconstituées, qu’aux familles dites « normales ».

Extrait de la série de livres: Tout pour réussir de Yannick Therrien

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