Offrir un animal à son enfant: est-ce une bonne idée?

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Après ma séparation avec la femme qui avait un jeune fils, ma fille a demandé d’avoir un chat. Probablement parce que, lorsque nos deux colocataires sont partis, ils ont emporté avec eux leur chat. Et ma fille s’était attachée et habituée à avoir un animal de compagnie dans la maison. Moi aussi, un peu, d’ailleurs. Mais comme j’aurais pu facilement m’en passer, j’ai bien expliqué à ma fille que, si nous avions un chat, ce serait sa responsabilité à elle.

Je lui ai bien fait comprendre que ce serait son chat. Ce qui voulait dire deux nouvelles tâches sur sa liste: « nourrir le chat » et « vérifier la litière ». Ce qu’elle a accepté sans hésiter. Et je suis très fier de dire que ma fille, à ce jour, n’a pratiquement jamais manqué à ses responsabilités.

S’en est-elle plaint? Parfois. Comme on se plaint tous à l’occasion de devoir se lever pour aller travailler, j’imagine. Mais cela est vite passé. Comme pour le reste de nos plaintes aussi. On réalise qu’au bout du compte, c’est notre choix et que cela ne donne pas grand-chose de s’en plaindre.

J’expliquais à ma fille qu’à l’occasion, ça me faisait plaisir de l’aider, mais que, si elle voulait abandonner, le chat retournerait à l’hospice animal sans tarder. Il ne s’agissait pas de menaces, mais plutôt de l’explication des conséquences d’une décision. Parce que c’était entièrement sa décision.

J’ai la conviction que le fait de lui avoir inculqué ce principe à un si jeune âge est aussi grandement responsable de ses autres succès, incluant la persévérance dont elle fait preuve au karaté. Au moment d’écrire ces lignes, ma fille sera bientôt ceinture brune Shotokan et montre un intérêt pour la compétition de haut niveau. J’en suis bien fier.

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