« Tout ce que je veux, c’est être heureux. »

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OK, j’ai compris, l’argent ne compte pas », dites-vous. Les plus radicaux iront peut-être jusqu’à prétendre que l’argent n’est pas important. Que tout ce qui compte dans la vie, c’est « d’être heureux ».

On entend souvent: « L’argent ne fait pas le bonheur ». C’est peut-être vrai. Mais admettez qu’il est difficile d’être heureux quand arrive la fin du mois et que l’on doive faire des acrobaties comptables pour payer son loyer. Ou qu’il est sûrement difficile d’apprécier pleinement la vie et tout ce qu’elle a à offrir quand on doit se contenter du strict minimum. Le bonheur est très important, c’est vrai, mais le confort n’est pas négligeable non plus.

C’est avant tout une question de responsabilité et de perception. D’abord, vous devez réaliser et accepter que vous êtes seul et unique responsable de vos humeurs.

Conséquemment, de votre bonheur. Ensuite, vous devez réaliser et accepter que tout est dans la façon de voir les choses. Vous savez, le concept du verre « à moitié vide » ou « à moitié plein ».

Disons, par exemple, que vous êtes sur la route. Vous êtes en retard pour une réunion lorsque, tout à coup, vous apercevez une voiture de police dans votre rétroviseur, les lumières clignotantes, parce que vous alliez trop vite.

En une fraction de seconde, votre température corporelle et votre pression artérielle grimpent en flèche. Vos idées se bousculent. Vous pensez en rafales:

• au coût de la contravention ;
• aux points de démérite que vous aurez à votre dossier ;
• à votre retard qui sera encore plus important ;
• au trou dans votre budget que la contravention va créer.

Puis, enchaîne:

• le sentiment de mépris que vous ressentez pour les policiers;
• vous vous dites: « Ces paresseux, bons à rien, qui arrêtent d’honnêtes citoyens comme vous au lieu de travailler à démanteler des réseaux de trafiquants de drogues »;
• vous pensez aussi à votre vie en général et comment elle s’est transformée en une course folle;
• au hamster dans la roue que vous êtes devenu; etc.

Ouf! Beaucoup de pensées en très peu de temps, non? Et le policier n’est même pas encore venu vous voir! Rien pour vous aider dans votre cheminement vers le bonheur, n’est-ce pas? Mais supposons, et je sais bien qu’il est ridicule de penser ainsi, mais supposons un instant que l’on revoyait la même scène, mais d’une autre perspective. Une perspective inimaginable (!). Vous voyez les lumières clignotantes qui s’allument derrière vous. Vous alliez un peu vite. Peut-être plus que vous ne le souhaitiez consciemment. On peut l’imaginer, vos pensées étaient déjà dans la présentation à venir chez votre client.

Vous ralentissez et restez calme. Vous souriez même. Avec sincérité, oserais-je l’espérer. Et vous vous dites: « Attendons voir s’il s’agit bien d’une contravention avant de sauter les plombs. »

Pour vous aider à rester calme:

• Vous réfléchissez aux choses qui vont bien dans votre vie.
• Vous pensez à toutes les raisons que vous avez de remercier la vie. En commençant par la vie elle-même!
• N’êtes-vous pas en vie et en santé? Une santé relative sûrement mais en santé par rapport à de jeunes enfants leucémiques?
• Ne vivez-vous pas dans un pays où plusieurs milliers de gens de partout à travers le monde voudraient eux-mêmes vivre plus que n’importe où au monde? Un pays où vous pouvez vous promener en toute liberté et en toute sécurité? Puisque l’on surveille apparemment très bien les routes aussi…
• Vos enfants sont probablement heureux en ce moment (eux!) et vous aiment.
• Votre conjoint aussi.
• Vous avez un emploi. Probablement plus payant que celui de la majorité des êtres humains puisque vous gagnez en un mois ce qu’eux gagnent en un an.
• Vous avez un foyer confortable, une maison peut-être?

Des avantages que l’on tient pour acquis et pour lesquels des générations de gens se sont battus et ont donné leur vie.

Voyez-vous? La même situation: une contravention routière. Mais deux perspectives complètement différentes. Le premier scénario sera fort probablement vécu par des individus « victimes » de la vie. Alors que le deuxième scénario est vécu par des gens qui se responsabilisent et décident de voir le bon côté des choses. Ainsi, ils « créent » leur bonheur.

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