Vouloir ce que nous n’avons pas

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Ma fille me manquait beaucoup lorsqu’elle n’était pas avec moi. Même si elle passe la majorité de son temps avec moi, puisque j’en ai la garde, je souhaitais qu’elle passe tout son temps avec moi.

Elle partait pour visiter sa mère un week-end sur deux et je me surprenais à devenir mélancolique et à rêver du temps que « j’aurais pu » passer avec elle plutôt que de profiter de cette pause. À l’opposé, quand elle revenait, je la trouvais accaparante, et je dois franchement vous avouer qu’à quelques occasions ce n’était qu’une heure à peine après son arrivée.

Je me suis donc « programmé » à prendre conscience de cet état d’âme. Et chaque fois que je commençais à sentir sa présence un tantinet « pesante », je me rappelais une ou plusieurs fois où elle me manquait terriblement. À ce moment, j’arrêtais ce que je faisais et je lui proposais une activité à faire ensemble. Ou je m’intéressais à ce dont elle voulait me parler.

À l’opposé, à tout moment où je m’ennuyais d’elle, en voiture, à la maison ou chez des amis, je portais mon attention sur toutes les fois où j’aurais souhaité qu’elle me laisse en paix. Je me disais que j’avais cette paix en ce moment.

Apprendre à se responsabiliser vis-à-vis ses états d’âme est un excellent premier pas, au lieu de continuellement se plaindre d’une situation qui n’est pas exactement comme nous le voudrions. Il revient à chacun de nous d’apprécier les moments que nous vivons, qu’ils soient bons ou mauvais.

Les mauvais moments ou ceux plus difficiles ne font que nous faire apprécier d’autant les bons moments. Si nous n’avions que des moments exactement comme nous les voulons, nous nous ennuierions à mourir et je vous garantis que nous réussirions à nous lasser ou, pire, à nous plaindre. Encore!

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